Moonstruck Follies. Ken Russell’s Salome’s Last Dance (1988) as Baroque Performance
Abstract
Abstract
It has become a common trope to speak of Ken Russell’s films as somehow ‘baroque’. But what does that really mean? This article seeks to clarify this question by looking at one of Russell’s most overlooked films, Salome’s Last Dance. This is a play-within-the-film adaptation of Oscar Wilde’s decadent play, which calls to mind similar approaches to the theatre that are associated primarily with the baroque stage of the seventeenth century (play-within-the-play, mise-en-abîme). By looking at the way Russell uses these structural devices we will gain insight in a deeper baroque structure in his work. But in the course of the analysis we will also debunk some myths that have accrued to the figure of Salome and her dance of the seven veils. Although Russell’s films are most commonly classified as baroque on account of their excessive visual style, this article shows that the real baroque is happening inside, in the way the film (and Russell’s work in general) is structured.
Résumé
On appelle les films de Ken Russell ‘baroques’ presque par habitude. Mais qu’est-ce que cette qualification signifie vraiment? Cet article cherche à clarifier l’aspect baroque de l’oeuvre russellien en prenant comme exemple l’un de ces films les plus oubliés, Salome’s Last Dance (1988), une adaptation intégrale de la pièce décadente d’Oscar Wilde, mise en scène par Russell à la manière qui est associé, typiquement, avec le théâtre français du XVIIe siècle. Cette analyse permet de voir comment des tropes baroques (théâtre dans le théâtre, mise-en-abîme) s’y réalisent, à la fois dans ce film spécifique et dans la filmographie de Russell en général. En cours de route, nous tenteront également de démystifier quelques mythes qui se sont attachés au personnage de Salomé et à sa danse des sept voiles. Bien que les films de Russel soient très souvent et trop facilement qualifies comme baroques pour raison de leur style excessivement visuel, l’article défend la position que les aspects baroques de ce film s’articulent à l’intérieur de ce film (et les autres films de Russell), dans la façon dont il est structurée.


