Feminist Perspectives on Precarization Revisiting Gendered Strike in Collaboratively Produced Films

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Hanna Prenzel

Abstract

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“Do women* strike differently?” Departing from this polemical question by feminist sociologist Ingrid Artus, this paper analyzes how gendered labor struggles are negotiated and represented in and through collaboratively produced films. Two films that address precarious gendered working conditions and forms of strikes will be analyzed: the feminist short film Für Frauen – 1. Kapitel (For Women – Chapter 1, 1971) by Cristina Perincioli in West-Berlin and the 2003 video A la deriva por los circuitos de la precariedad femenina (Adrift through the Circuits of Feminized Precarious Work) by the protest movement Precarias a la deriva in Spain using methods of “militant investigation.” I approach these films from the perspective of feminist theories of precarization with nuanced discussions of precarity since the 1970s, which tend to neglect gender as a category. The comparative analysis focuses on two aspects: on the one hand, I stress the cinematic representation of negotiation processes that create a common political agency resulting in forms of strike. On the other, I address collaborative production processes and ask to what extent these filmmaking practices can themselves be considered disruptions of the status quo. Juxtaposing the two films, I argue that negotiations of political subjectivity traverse different geographic and temporal contexts of feminist cinematic representation and practice. Furthermore, I explore how collaborative productions are instructive for cinematic debates on labor struggles, especially in gendered situations of precarization.


Keywords


Precarization, Collaborative Filmmaking, Gendered Labor Struggles, Strike in Film


  


Résumé


« Est-ce que les femmes* font grève de manière différente ? » En partant de cette question polémique de la sociologue féministe Ingrid Artus, cet article analyse comment les luttes sociales genrées sont appréhendées et représentées dans et à travers les films produits de façon collaborative. Il s’appuie sur l’analyse de deux films qui s’intéressent aux conditions de travail précaires et aux grèves sous l’angle du genre : le court-métrage féministe Für Frauen – 1. Kapitel (For Women – Chapter 1) de Cristina Perincioli, situé à Berlin-Ouest, en 1971, et la vidéo de 2003 A la deriva por los circuitos de la precariedad femenina (Adrift through the Circuits of Feminized Precarious Work) réalisée par le mouvement espagnol Precarias a la deriva selon les méthodes de « l’investigation militante ». L’approche choisie est celle des théories féministes de la précarisation et la discussion de la notion de précarité depuis les années 1970, qui a tendance à laisser de côté les catégories du genre. L’analyse comparative se concentre sur deux aspects : la représentation filmée des processus de négociations, d’abord, qui crée une puissance politique commune prenant forme dans la grève ; puis les processus de production collaborative : jusqu’où ces pratiques filmiques peuvent être considérées elles-mêmes comme des façons de briser le statu quo ? La juxtaposition des deux films permet de montrer que les négociations d’une subjectivité politique à travers différents contextes géographiques et historiques de représentation et de pratique cinématographiques féministes. Enfin, l’article explore l’importance des productions collaboratives pour les débats filmés sur les luttes sociales, en particulier dans les situations de précarité genrées.


Mots-clés


Précarisation, Film collaboratif, Luttes sociales genrées, Grève au cinéma

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